Written in the stars

Quand j’étais petite, je voulais écrire…J’ai toujours écrit.

En début de primaire, on avait appris à écrire, et je me souviens que notre prof nous avait emmenés à la bibliothèque municipale de Lagny-sur-Marne et qu’on avait créé ce qu’on appellerait aujourd’hui un livre collaboratif « Sidonie et le chocolat hanté ». Ecriture et chocolat…des passions d’enfance ! Chaque élève avait écrit sa version de l’histoire, on les avait ensuite mélangées et on en avait fait un livre géant. Quand j’y repense c’était une super bonne idée. Un peu plus tard, lors d’une des kermesses de l’école primaire du Val Guermantes j’étais déguisée en reporter sans frontières. Si quelqu’un a les photos… On avait là-aussi créé un petit livre pour raconter notre formidable voyage dans les Deux-Sèvres en « classe roulotte », les histoires qui font peur au coin du feu, le marché au bestiaux de Parthenay, plein d’émotions! C’était en 1998, une année très importante pour plusieurs raisons. Cette année-là, je me souviens avoir commencé à écrire une histoire pour enfants sur un ordi portable, à l’époque avoir un ordi c’est déjà quelque chose mais alors un ordi portable c’était trop la classe. Je me rappelle qu’il était en fait intégré à l’ordi principal, on l’utilisait où on voulait et on le rangeait ensuite sous l’écran. Digital native…

Je suis tombée amoureuse du journalisme quand en fin de primaire on avait fait un semestre sur la presse. J’avais 10 ans. On avait créé une Une de journal, je l’ai encore, c’est drôle et bordélique à la fois. La lecture et l’écriture, les histoires, c’était ce que j’aimais. D’ailleurs à l’un de mes anniversaires ratés (ils étaient toujours ratés, encore aujourd’hui) on ne m’avait offert que des livres, de la collection Chair de Poule…trop déçue quand même ! Parce que j’avais des lunettes et des bonnes notes, parents et enfants pensaient qu’il me fallait des livres…ah là là les préjugés ! Ce semestre sur la presse  s’était terminé sur une visite des imprimeries du journal Le Monde. C’était magique. J’avais des étoiles plein les yeux. Derrière mes super lunettes roses.

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Au collège je découvrais les mémoires d’Anne Frank, et celles moins connues de Zlata Filipovic, sur la guerre du Kosovo. J’apprenais qu’on pouvait être une jeune fille « normale », comme moi, écrire et témoigner d’événements historiques, que ces écrits avaient été publiés et diffusés m’impressionnait. J’étais également au collège quand l’attentat des tours jumelles est arrivé. Je sortais du collège, à 15h, ma mère était venue me chercher et écoutais les infos à la radio. Je suis allée chez une amie, et le second attentat a interrompu la série débile qu’on regardait à ce moment-là. Je découvrais la folie des médias, le matraquage médiatique au niveau mondial et son impact indirect sur nos vies. Le lendemain on faisait une minute de silence, comme le reste du monde…

A la fin du collège on nous demande déjà « ce qu’on voudra faire quand on sera grand ». J’avais mon idée. J’aimais écrire, et aussi corriger les fautes des autres ! A l’époque, la prof de français m’avait encouragé à devenir prof également ! Elle avait décelé ma passion pour l’écriture.  Mais j’étais décidée à devenir journaliste. J’avais découvert Jules Vallès et de nombreux auteurs engagés, notamment George Sand & Oscar Wilde. J’étais confiante et déterminée. Au lycée, je suis entrée dans l’équipe du journal du lycée. Je découvrais le travail en équipe et l’importance d’avoir l’aide de ses proches – Khadija. J’adorais l’idée de pouvoir passer côté coulisses, de trouver des secrets sur les profs, les approcher d’une autre façon, couvrir les événements du lycée (fêtes, grèves, manifestations notamment la fameuse contre Le Pen…) puis d’essayer de faire réagir les élèves, de faire partie d’une communauté et de l’animer. On s’amusait vraiment bien au P’tit Luther, avec Monsieur Charron, bienveillant, passionné et brillant. La dernière année, l’année du bac, on s’était lancés dans la création d’un blog pour relayer nos délires et interagir avec les élèves. C’était tout un chantier. Le passage au numérique, j’y reviendrai…

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