À bord du Mewar Express : direction Delhi !

Des amis rencontrés à Miami, une mexicaine et un indien, ont célébré leur mariage à Udaipur, la Venise indienne. C’était vraiment un mariage incroyable, avec deux jours de cérémonies dans un hôtel de luxe sur une colline. Inoubliable.

Nous sommes donc repartis en train de nuit d’Udaipur à Delhi, la capitale : à bord du Mewar Express. Durée totale du voyage : 12h30. 

Toi qui lis ces lignes (et je t’en remercie), sache que j’ai essayé de trouver les mots les plus justes pour te faire ressentir cette expérience disons…un peu pénible. Je te fais l’article en 6 points: 

– les points chouettes, limite enthousiasmants :

  • Le plateau repas du Mewar Express, un thali en plastique complet avec même un gulab jamun en dessert. Et on n’a même pas été malades ! 
  • Les couchettes, parce que ça a toujours un côté cabane/cabine d’aventurier
  • L’absence totale d’animaux et d’insectes, soit parce que c’est propre, soit parce que c’est l’hiver. Peu m’importe, c’est le résultat qui compte!

– les points dont on se serait bien passés : 

  • Le Mewar Express ou Comment te convaincre que les vibrations brusques, irrégulières et incessantes du train sont relaxantes ?
  • Le Mewar Express et le moment où tu as tellement froid que tu te demandes si la clim ne va pas te faire tomber malade (malgré ton gilet en laine, ta doudoune et ton écharpe enroulée autour de ta tête) ?
  • Le Mewar Express et ses toilettes à la turque, sans papier et avec seulement un filet d’eau, je vous laisse imaginer. Une première visite en début de voyage est conseillée et suffit à se motiver de se retenir d’y aller pour les 12 prochaines heures.

Dès l’arrivée à la gare de Delhi, tu te souviens qu’en Inde tu n’es jamais seul – les coolies viennent te chercher directement dans le wagon où tu viens de te réveiller d’une nuit exceptionnelle et ne lâchent pas tes valises jusqu’à ce que tu acceptes de monter dans le taxi qui leur donnera une commission, même s’ils doivent te mentir pour t’y traîner et te faire croire que les prepaid taxis n’existent plus à Delhi… On doute de ce que l’on croit pourtant savoir, on frôle l’énervement et on se laisse finalement prendre au jeu ? piège ? …

Une fois à bord de ce taxi, on s’éloigne du quartier de la gare, quartier musulman  où se dressent d’impressionnantes cénotaphes. On est en plein mois de décembre et il fait froid, tout le monde est en doudoune, à part quelques cinglés en lungi. Les routes de la capitale sont plus modernes que celles de Bombay, il y a même des passages piétons mais les gens prennent toujours soin de traverser hors des clous, par principe. Il fait plus gris, l’air semble plus pollué, le paysage est plus industriel et il y a beaucoup de constructions. On passe le long du Lodi garden où j’ai trop envie d’aller, non loin de l’India islamic cultural center qui a l’air chouette. J’essaie d’apercevoir India Gate, l’arc de triomphe au pied duquel sont organisés les défilés militaires, sans succès.

Dans le ciel, un avion me rappelle que nous rentrons bientôt à Paris. Nous avons trois jours pour profiter à fond de Delhi.

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